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Un séminaire dédié aux langues polynésiennes (Hiro’a n°173 - Mars 2022)

RENCONTRE AVEC MATAHI CHAVE, CHARGÉ DE PROJETS À LA DIRECTION DE LA CULTURE ET DU PATRIMOINE. PHOTO : PRÉSIDENCE.

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Le 24 février dernier, les personnalités reconnues en matière de langues polynésiennes et les représentants des structures d’appui linguistique publiques et privées se sont réunis dans le cadre d’un séminaire de travail. Cette rencontre s’inscrit dans une volonté de redynamiser la transmission intergénérationnelle des langues polynésiennes au fenua.

Comment faire pour que nos enfants soient locuteurs de leurs langues maternelles ? C’est la réflexion qu’ont mené les personnalités reconnues en matière de langues polynésiennes et les représentants des structures d’appui linguistique publiques et privées dans le cadre d’un séminaire de travail organisé, le 24 février à Tahiti, par le ministère en charge des langues polynésiennes. Une réflexion collective sur un enjeu capital et central : la transmission intergénérationnelle.

Avec ce séminaire, il s’agissait d’amorcer la coordination de l’action publique avec les initiatives du réseau associatif et les besoins en compétences du secteur privé. Celui- ci doit ouvrir les perspectives nouvelles d’un recours aux savoirs et savoir-faire traditionnels pour y puiser les ressources et les manières de faire face aux enjeux d’une disparition annoncée de nos langues.

Le séminaire s’est décliné en quatre ateliers portant sur les langues polynésiennes et la petite enfance, la place de l’outil numérique, la pédagogie traditionnelle, et l’immersion culturelle. Quatre-vingts participants ont apporté leur contribution dans le cadre de ces ateliers pour identifier les actions et projets innovants.

Ce séminaire s’est déroulé en langue tahitienne, ce qui est une première pour un séminaire de travail initié par le gouvernement et un challenge pour les organisateurs, car les livrables seront rédigés en langue tahitienne puis traduits en langue française, grâce notamment au soutien de l’association Papa’i des étudiants de l’Université de Polynésie française.

Enfin, à l’occasion de ce rassemblement, les associations et personnalités présentes ont été consultées pour envisager et valider les dates officielles des marqueurs du temps polynésien que sont Matari’i i raro et Matari’i i nia. Les dates du 20 mai et du 20 novembre, célébrées par les associations pour célébrer Matari’i depuis plus de dix ans, ont été validées et retenues par l’ensemble des participants.

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