Les unu étaient des pièces de bois sculptées disposées sur les marae.
Aucun exemplaire n’est conservé dans les collections des musées et les représentations iconographiques sont rares. Les unu représentaient le plus couramment des oiseaux ou encore des chiens. Certains étaient anthropomorphes, d’autres gardaient la forme de l’arbre dans lequel ils avaient été sculptés, d’autres enfin avaient des formes géométriques.
Certains auteurs pensent que les unu étaient dressés à l’occasion d’un sacrifice humain, d’autres qu’ils étaient les intermédiaires entre les dieux et le marae. À l’instar des autres objets (ti’i, to’o) figurant sur le marae, les unu étaient « vivants » : on les ornait de bouquets à plumes, de bandes de tapa ou de morceaux de nattes. Ils étaient en quelque sorte les « réceptacles des possessions des dieux ».
Les oiseaux associés au marae
« Une quantité d’oiseaux et quelques poissons, particulièrement une espèce de héron, un martin-pêcheur et une ou deux espèces de pivert, habitués à fréquenter les arbres poussant dans l’enceinte du temple, était l’objet de leur culte. Ces oiseaux avaient un caractère sacré et étaient généralement nourris avec les offrandes.
Les indigènes s’imaginaient que le dieu s’incorporait dans l’oiseau, lorsqu’il s’approchait du temple pour festoyer sur les offrandes, et pensaient donc que leurs présents étaient agréables aux dieux. Les cris de ces oiseaux étaient aussi regardés comme des réponses des dieux aux prières de leurs prêtres ». (W. Ellis).
A ne pas manquer sur le site de l’Assemblée de la Polynésie, un dépliant sur les unu
Sources iconographiques :
Banks, Webber, Hodges, Sporing, Parkinson
- JOPPIEN R. et SMITH B., 1988
The Art of Captain Cook’s voyages : volume 1, The voyage of the Endeavour, 1768-1771,
The Art of Captain Cook’s voyages : volume 2, The voyage of the Resolution & Adventure, 1772-1775,
The art of Captain Cook’s voyages : volume 3 (text and catalogue), The voyage of the Resolution & Discovery, 1776-1780.
Bligh
- LEE I., 1920
Captain Bligh’s Second Voyage to the South Sea, éd. Longmans Green and Co., London.







