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FEMMES ET ECRITURES à l’Assemblée de la Polynésie française


A l’initiative de Mme Armelle Merceron, représentante à l’Assemblée de Polynésie française, divers exposants se sont regroupés mercredi 15 septembre 2010 dans le grand hall de l’APF sur le thème des « Femmes et écritures ». Parmi les tables de livres et les panneaux explicatifs, peu de femmes auteurs étaient présentes : Flora Devatine (Litéramaohi), Michou Chaze ...

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Stand de l’association Pi’apara’a


Le Service de la culture et du patrimoine était représenté par Mme Natea MONTILLIER- TETUANUI, avec le catalogue édité par le MTI en 2000, Natira’a.
Un diffusion en boucle sur grand écran a révélé au grand public :
1 Un reportage Ve’a ora sur les actions menées par un directeur de collège (Taunoa) pour endiguer l’absentéisme avec l’aide de l’association des parents d’élèves ; sur celles du bibliobus qui permet aux enfants entre Mähina et Päpara d’accéder à la lecture.
2 Des interviews de polynésiennes auteurs :

- Miriama Geoffroy, architecte, chargée de communication puis peintre et auteur ;

- Vaihere Pohue Cadousteau, professeur de français, auteur de textes en tahitien pour le groupe de danse Tamari’i Tipaeru’i ;

- Ari’irau, de niveau doctorat de lettres à New York, petite fille de Léa Poro’i de Rapa. Pour elle l’écriture est universelle, elle touche à l’humain, n’a pas de frontières et conseille de ne jamais écrire ce qu’on ne peut pas dire en face car il faut transmettre de belles choses.

- Heidi Yeng Kow, titulaire d’une licence d’anglais, journaliste de reportages télévisés ; la conception se fait à l’écrit ; elle incite les Polynésiens à écrire, cela est nécessaire aux petites ethnies pour être comprises.

- Titaua Peu, auteur de Mutismes en 2003. Elle y a exprimé sa colère et constate avec tristesse que le Polynésien ne s’exprime toujours pas.

- Mareva Talmont. Ecrire est un besoin et un plaisir, un moyen de s’exprimer, une forme de liberté, même s’il y a certaines règles qui sont plus un cadre qu’une contrainte ; elle agit dans 2 associations de l’Université de Polynésie française, est rédactrice de leur magazine Te u’i mata qui édite des articles sur la vie d’étudiant et la littérature. Optimiste et confiante en le livre, elle pense qu’il n’est pas en danger face aux nouvelles technologies.
On a pu noter parmi les stands la présence de libraires, de la bibliothèque de Te Fare Tauhiti Nui et d’éditeurs (Haere Pö, Au vent des îles). Notons enfin la présence des associations suivantes : Meha’i nö te pï’apara’a (2003) qui regroupe quelques bénévoles qui luttent contre l’illettrisme, Polynélivre, Soroptimist, l’armée, la L.E.F.L. ligue de l’enseignement fédération laïque.

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Stand de l’armée